Qui peut le mieux cerner les besoins des aînés que les personnes concernées ? A Arlon, la commune en partenariat avec l’Université de Lorraine a mis sur pied une série de 7 ateliers pour dégager des problématiques qui touchent les aînés et réfléchir à des actions concrètes à mener pour améliorer le quotidien.
Cinq problématiques ont été épinglées concernant la mobilité, l’information et la fracture numérique. Cinq fiches actions ont été rédigées reprenant le constat, les pistes de solutions, les moyens à mettre en place. Eliane expose que l’offre de transport ne correspond pas à la demande et aux besoins des habitants surtout dans les villages. « Au village, les bus ne passent que pour le scolaire, mais ces horaires-là ne conviennent pas aux autres tranches de la population. Si je veux me rendre au marché le jeudi, cela ne me convient pas ». Eliane détaille d’autres problèmes du quotidien « Souvent, le bus redémarre très rapidement, il faut sortir très vite du bus. Cela ne convient pas au rythme des aînés qui ont besoin d’un peu plus de temps pour s’installer et sortir. Il y a aussi un manque d’informations sur les horaires des bus ». Au-delà du constat, des solutions sont proposées « Il faudrait mettre en place en enquête pour connaître les besoins des usagers. Cela permettrait d’adapter l’offre en fonction des besoins réels de la population. Il faudrait aussi rétablir l’affichage systématique des horaires aux abris de bus. Cela permettrait à ceux qui ne manipulent pas le numérique de pouvoir s’informer facilement ».
Dans le volet mobilité, l’absence du taxi social LocoMobile sur la commune d’Arlon est également évoqué. « Son installation sur la commune permettrait de réduire les inégalités par exemple pour se rendre chez le médecin ».