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Arlon, des aînés proposent des actions concrètes pour faciliter le quotidien des personnes âgées

11 décembre 2025

Qui peut le mieux cerner les besoins des aînés que les personnes concernées ? A Arlon, la commune en partenariat avec l’Université de Lorraine a mis sur pied une série de 7 ateliers pour dégager des problématiques qui touchent les aînés et réfléchir à des actions concrètes à mener pour améliorer le quotidien.

Cinq problématiques ont été épinglées concernant la mobilité, l’information et la fracture numérique. Cinq fiches actions ont été rédigées reprenant le constat, les pistes de solutions, les moyens à mettre en place. Eliane expose que l’offre de transport ne correspond pas à la demande et aux besoins des habitants surtout dans les villages. « Au village, les bus ne passent que pour le scolaire, mais ces horaires-là ne conviennent pas aux autres tranches de la population. Si je veux me rendre au marché le jeudi, cela ne me convient pas ». Eliane détaille d’autres problèmes du quotidien « Souvent, le bus redémarre très rapidement, il faut sortir très vite du bus. Cela ne convient pas au rythme des aînés qui ont besoin d’un peu plus de temps pour s’installer et sortir. Il y a aussi un manque d’informations sur les horaires des bus ». Au-delà du constat, des solutions sont proposées « Il faudrait mettre en place en enquête pour connaître les besoins des usagers. Cela permettrait d’adapter l’offre en fonction des besoins réels de la population. Il faudrait aussi rétablir l’affichage systématique des horaires aux abris de bus. Cela permettrait à ceux qui ne manipulent pas le numérique de pouvoir s’informer facilement ».

Dans le volet mobilité, l’absence du taxi social LocoMobile sur la commune d’Arlon est également évoqué. « Son installation sur la commune permettrait de réduire les inégalités par exemple pour se rendre chez le médecin ».

Information, communication et numérique

Avec la numérisation croissante et le flux d’informations, les aînés déplorent des difficultés à s’informer. Ils proposent la création d’un agenda spécifique, d’une section mise en évidence dans « Vivre à Arlon ». « Cela permettrait de regrouper toutes les informations utiles au même endroit, de centraliser et aussi de soigner la visibilité et la lisibilité de l’information fournie » détaille Jacqueline.

Dans la même thématique de mieux informer, Joëlle propose de réactualiser et de rééditer « Aide-mémoire des aînés » qui est un petit guide avec tous les numéros et adresses des services auxquels les aînés peuvent faire appel. « Ce guide est pratique, mais il n’a plus été mis à jour depuis 2020 et n’a plus été réédité. Il faut pérenniser cet outil et qu’il soit facilement accessible par exemple à l’hôtel de ville, dans les commerces, les pharmacies. On peut aussi avoir une version PDF sur le site de la commune ».

Maximilienne a présenté la cinquième fiche sur la fracture numérique. « Il existe l’EPN, l’Espace Public Numérique qui fonctionne bien. Mais pour former efficacement les aînés, il faut adapter les formations et rassurer le public. J’ai beaucoup d’amis qui se persuadent avant même d’essayer qu’ils n’y arriveront pas. Ils sont en dehors du monde. On veut éviter cet isolement social et culturel, cette dépendance. Il faut d’abord les rassurer, ils peuvent y arriver. Ensuite, les formateurs doivent être formés pour créer des formations sur mesure pour les seniors. Il faut absolument éviter le langage technique/numérique. Certains viennent, ne comprennent rien au langage, prennent peur et ne reviennent pas. Il faut cibler les besoins et reprendre les bases ».

La commune d’Arlon a annoncé avoir débloqué un premier budget de 5000 euros pour mettre en place les premières mesures sur les cinq problématiques évoquées.